Fonds d'écran
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Musico-chronique
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FLH le 10 mai 09

TROP TARD ?

    Est-il quelque fois trop tard pour bien faire ?
    Peut-être : ça doit se produire tout le temps, et on reste avec un joli regret dans le fond de la gorge, mais sur ce coup là, je ne suis pas d'accord : vous allez avoir droit à un rapide tour de piste à propos du concert de Franqueville, du mois d'Avril .... (Oui, je sais !)

    Départ sous le soleil, retour sous le soleil : ça a bien commencé, ça s'est bien passé, ça s'est encore mieux terminé : tout le monde était heureux. Je pourrai m'arrêter là, parce que ça résume exactement la soirée, mais j'ai envie d'en dire un petit peu plus.

    Ce concert normand a vécu bien des aventures judiciaires avant d'avoir lieu : menace sur lui de faire intervenir la force publique pour l’empêcher. On se demande mais où vont-ils chercher tout ça !
    Certains cerveaux ont du mal à comprendre que la musique et l'organisation de concerts sont un travail – pas comme un autre, il y a la part artistique, dont je ne veux pas parler aujourd'hui mais qui est première (c'est bien une évidence !) et puis il y a tout ce qui gravite autour.

    D'aucun arrive à tournebouler un concert facile en grosse machine pour laquelle le Stade de France en jardinet : que c'est idiot ! Mais que c'est idiot !
    Certains, pour forcer la production à « faire le concert quand même », c’est à dire sous n'importe quelle conditions, sont prêts à beaucoup de choses : je dirai que le Tribunal de Rouen en a jugé autrement.
    Donc le concert a pu avoir lieu, après de grandes frayeurs pour les organisateurs qui souhaitent que ce Festival, première édition, devienne pérenne ...
    On était tous détendu en partant de Paris, ceux qui avaient été partie prenante dans les « avant scène », et Bill et les musiciens qui tombaient de la lune en découvrant toujours avec émerveillement à quel point on peut compliquer, malgré leur expérience du métier.

    Une fois sur place, les problèmes se sont éclipsés. Tout le monde était là, malgré une vilaine aventure de valise oubliée entre deux autos en plein Paris, mais retrouvée une demi-heure après : comme quoi, s'il y a un dieu pour les ivrognes (à ce qu'on dit !) il y en a un aussi pour les musiciens. Jouer sans câbles est un exploit difficile à réaliser.
    Balance tranquille, il se passe quelque chose de bien agréable, c’est que tout le travail fourni pendant des mois pour les derniers albums permet que maintenant il n'y a plus tant à répéter ou à balancer...

    Une fois Bill installé avec des bananes, son CD favori et son casque pour écouter paisiblement ce qu'il aime, prendre du temps, détendre son trac, l'ensemble de l'équipe est invité à dîner, un peu « comme à la maison » : une équipe de bénévoles d'acier avait travaillé sur toutes sortes de postes pour que la soirée soit un vrai succès... beaucoup de rire et joyeuse ambiance pour faire un break avant le concert... café pour les uns, cigarette dehors pour les autres, le temps arrive de se préparer, accorder les grattes, surveiller pédales et pédaliers qui adorent vivre leur vie et faire d'abominables surprises au dernier moment... mais même pas vrai ce soir là.
    Et puis Choses sérieuses, celles qui valent la peine de bosser, et c'est un concert un peu à part qui prend toute sa dimension musicale...
    Tout est bien, tout est vivant, la voix de Bill, et les voix des musiciens dans les choeurs, le son de la 12 cordes, mais aussi les sons de chaque instrument, la basse de Denis Ollive, la batterie de Stéphane Pijeat (qui avait apporté la sienne ...) les claviers de David Hadjadj (qui ronronnaient d'avoir retrouvé leurs cables), les guitares de Mauro Serri, le Dobro en particulier qui participe si bien au son du groupe depuis... hé bien, un petit moment déjà...
    Pas de grandiose qui donne envie d'envahir la Pologne comme dit Wagner (sic), pas de grandiloquence qui se regarde et s'admire au détriment des autres, pas d'enfermement, pas de clan, juste l'harmonie de jouer ensemble : le voeu du plus parfait, celui à ne pas faire qui se réalise, l'un se trouve être « le grand musicien de l'autre », cad lui laisse la place quoique prenant la sienne, dans une ouverture et une amitié qui ressemblaient parfois à de l'amour... en tous les cas à de l'empathie.

    Le groupe P4 a conclu avec brio la soirée ! Un père a transmis le virus à ses fils ...
    Immense table dressée, nouveaux des éclats de rire, discussions surréalistes mais très raisonnables : comment trouver un boeuf dans la Rue des Martyrs pour avoir de la viande non congelée ?
... et rencontres sympas avec ceux qui ont été « travailleurs de l'ombre » pour monter leur Festival...
    Merci à chacun en particulier pour cette fraîcheur dans la réalisation d'une idée !
    Et voilà que je n'ai pas dit qu'il y avait JYK et JM ! Venus tous les deux de bien loin... JYK a fait les photos que vous pouvez voir du concert et JM s'est trouvé avec Sister Blues à vendre les CD, ce qui est un gentil service à rendre à une toute petite équipe !

    Et puis autos prêtent au départ, nouveau retour à l'hôtel qui s'ajoute à tous les retours à l’hôtel, listes impossibles à tenir mais vous avez déjà compris qu'à ce moment là « Tout cela est bien beau répondit Candide, mais... il faut cultiver... »
    On dit « c'est off, là » ? C’est ça ??

     FLH


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